Midnight Diner: Tokyo Stories (Japon, 2016) [Shin’ya shokudou]

Malgré le formatage en règle qu’elle applique à ses séries, Netflix a régulièrement le chic de dénicher des productions « locales » d’excellente facture et de leur offrir une visibilité bien plus importante à l’international.
C’est le cas pour ce Midnight Diner: Tokyo Stories.

Lu sur Sens Critique :
Au commencement Shinya Shokudo est un manga de Yarô Abe débuté en 2006 et qui compte plus d’une quinzaine de volumes. Le succès est au rendez-vous si bien qu’il est porté à l’écran. Tout d’abord en série télé, trois saisons d’une dizaine d’épisodes chacune. Puis en 2015 deux films sortis sur grand écran.
En France films et séries restent inédits. Grâce à Netflix, Midnight Diner peut se fait connaître à l’international. C’est une nouvelle saison inédite qui est disponible à l’international.

Cette mini-série anthologique nous présente un petit restaurant de quartier tokyoïte ouvert à l’attention des noctambules, de minuit à 7h du matin. Cette gargote a de particulier que le chef (« masta »), joué par un presque impassible, mais toujours impeccable, Kaoru Kobayashi, prépare, s’il a les ingrédients sous la main, les repas à la demande de ses clients.
En dehors de nous faire découvrir des petites recettes du cru, et de nous faire plonger dans la vie quotidienne de quelques Japonais hauts-en-couleurs, la série ne nous parle en fait de … pas grand chose.
Et c’est bien là que réside toute sa magie, elle nous immerge simplement, avec bonheur, dans le croisement de quelques destins. Certains personnages sont récurrents, certains n’apparaissent que le temps d’un épisode, …, mais leurs destins semblent, à un moment donné, liés à ce petit restaurant et aux plats concoctés avec amour par le masta.

Bref, Midnight Diner: Tokyo Stories est, pour moi, un véritable coup de coeur, pétri d’humanité !
Une de mes plus belles découvertes-surprises de cette année.

Classement : A

L’ami leocat en pense également ceci :
De « petites » histoires de 26′ dans un restaurant de nuit à Tokyo toutes bouclées autour d’un client. Atmosphère un peu dans la lignée de « Horace et Pete » (de Louis C.K. mais qui lui est postérieure), des atmosphères chaque fois différents. Bien écrit et interprété. A voir absolument pour les amateurs de cinéma japonais (et des fameuses scènes de bar des films de Ozu) et du Japon en général. Pour tous les autres : un test à faire qui peut vous convaincre.
Ne pas regarder la série, c’est se priver du rasage d’une femme japonaise (celui du visage, je précise) et ses effets érotiques (épisode S02E06) !

6
Exprimez-vous !

avatar
2 Fils de commentaires
4 Réponses de fil
0 Abonnés
 
Commentaire avec le plus de réactions
Le plus populaire des commentaires
5 Auteurs du commentaire
leocatSunaleeThierryKangDaMichel Auteurs de commentaires récents
  S’abonner  
plus récent plus ancien Le plus populaire
Notifier de
KangDa
Invité
KangDa

Qui a vu Tampopo ? La description que vous faites de cette série m’ y fait repenser. C’est une comédie japonaise (1985), C pas si fréquent de voir ça par chez nous où le japonais est plutôt sombre. J’ai adoré, vue une 2e fois avec autant de plaisir.

Sunalee
Invité
Sunalee

J’adore Tampopo – je dois l’avoir vu pour la première fois dans les années 90

leocat
Invité
leocat

oui, un film étonnant et très original que je vois revoir illico presto après avoir eu tant de mal à le trouver en dvd il y a quelques années. Merci pour cette relance.

Michel
Invité
Michel

Je ne me rappelle plus si je vous avais déjà remercié pour cette proposition, je m’empresse de rattraper l’éventuel oubli. J’en suis rendu à la moitié de la saison 2 et comme vous le dites c’est une série pleine d’humanité qui ne sombre jamais dans la facilité ou le gnan-gnan.
Je ne trouve pas que le patron soit si impassible que cela, je le trouve surtout d’une grande sobriété et d’une justesse hors norme.
En tout cas, après Giri Haji, mille mercis pour ces voyages au pays du soleil levant 😉